L'actuel site de "LA PROVIDENCE" fleurit au terme d'un long lignage d'activités éducatrices ou
service de la population de la Rochelle et de la France.


La congrégation des soeurs de Saint-Joseph de La Providence au XVIIe siècle.


Elle voit te Jour en 1659, à l'Initiative de la Reine-Mère, Anne d'Autriche.

S'appuyant sur une religieuse des Sœurs de Saint-Joseph de Bordeaux, Isabeau de MAURIET, l'illustre bienfaitrice établit à La Rochelle la «COMMUNAUTÉ DES NOUVELLES CATHOLIQUES», pour les «nouvelles converties et les enfants à soustraire à l'hérésie et au vice». Nombreuses sont alors les jeunes filles écartelées entre la foi catholique de leurs ancêtres et les effets de l'Édit de Nantes et, plus tard, de sa Révocation, surtout dans nos régions.

En 1661, Louis XIV approuve l'Établissement par Lettres Patentes.



La cour de sport du Lycée Professionnel vers 1985.


Dès 1662,25 orphelines, choisies parmi les aînées, s'embarquent pour le Canada. Avec les premiers pionniers, elles feront surgir la souche de l'actuelle population de langue française de ce pays.

En 1790, la Révolution déporte la Communauté à Brouage et confisque la propriété. Rares seront les Sœurs qui la réintégreront, réduite et en piètre état en 1609. Les gravures de l'époque attestent que le domaine des Sœurs de la Providence occupait alors tout le secteur, jusqu'à la Place de Reims, et s'étendait du haut de la rue de la Trompette jusqu'à Lafond où ces Dames envoyaient paître leurs vaches.

Un pensionnat de «demoiselles» s'installe aux côtés de l'Orphelinat. Mais l'accueil des plus pauvres reste toujours la vocation première de la Maison.



Les enfants de l'Ecole Primaire dans le jardin des soeurs de La Providence (vers 1985).


En 1939. Monseigneur UAGRE regroupe la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, devenue trop peu nombreuse, avec celle de Sainte-Marie de La Providence de Saintes. C'est le début d'un nouvel essor. Mais vient la guerre, qui interrompt tout.

1942 voit l'exode des enfants et de la communauté dans le sud du département, à Archiac. Au retour, elles retrouveront la Maison, livrée aux troupes d'occupation, dans un état lamentable dont il faudra des années pour se relever.

En 1951 s'ouvre, toujours avec l'appui de l'Evêque, I'ÉCOLE TECHNIQUE FÉMININE. Aujourd'hui devenu LYCÉE D'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL PRIVÉ, seul Établissement catholique de ce type dans le département, il regroupait 400 jeunes filles réparties en Classe Pré-professionnelle de Niveau, CAP. (employée de bureau, sténo-dactylo, employée technique de collectivité), et B.E.P. (sanitaire et sténo-dactylo correspondancière). Une classe de C.E.P. employée de maison y sera également créée.

Parallèlement, le Pensionnat, devenu C.E.S., et la Maison d'Enfants à caractère social qui avait remplacé l'Orphelinat, entrent à leur tour dans la voie des transformations.

1965 : année de la signature du contrat d’association avec l’Etat.

En 1973. à l'initiative du Comité Rochelais de l'Enseignement Catholique, la Carte Scolaire envoie à l'lnstitutation Sainte-Eustelle de Chavagnes les classes de 1er Cycle, et transporte à la Providence les classes primaires de cette même Institution. L'ÉCOLE DE LA PROVIDENCE compte aujourd'hui environ 350 enfants répartis entre Maternelle, Primaire et Classe de Perfectionnement.

L’année 1992 voit la fusion des Organismes de Gestion (OGEC) de FENELON et de LA PROVIDENCE (Ecole et Lycée Professionnel). Ce rapprochement permettra en 2001 la création de l’Ensemble Scolaire FENELON-LA PROVIDENCE.

En 2002, les écoles Primaires de NOTRE DAME et de SAINT JOSEPH rejoignent l’ENSEMBLE SCOLAIRE qui deviendra ainsi ce qu’il est aujourd’hui : L’Ensemble Scolaire FENELON NOTRE-DAME.



L'équipe du personnel de l'Ensemble Scolaire en 2002 (personnel enseignant, personnel
administratif et de services et équipe de direction).


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