LE BAPTEME...des signes…

Toutes nos belles explications ne servent pas à grand chose. Les mots, les phrases, les idées, les images n’expliquent pas toujours bien la réalité du baptême chrétien. Par contre, la célébration elle-même du baptême, les rites, le rituel, les signes que fait le prêtre ou le diacre peuvent être infiniment plus parlants.

Rappelons-nous d'abord la définition du baptême : "Le baptême est un sacrement qui nous fait chrétiens, enfants de Dieu et de l'Eglise".

A la question qu'est-ce qu'un sacrement ? : Le sacrement est un signe sacré institué par Jésus Christ, pour produire la grâce et nous sanctifier."

Un signe, c'est-à-dire un geste qui veut dire quelque chose. On me fait un signe de l’autre côté de la rue. Encore faut-il comprendre ce signe. Le langage des signes nécessite un certain apprentissage.

Dans le rituel du baptême, il y a de nombreux signes : l'accueil à l'entrée de l'église - le signe de la croix - l'imposition des mains - le saint chrême - le vêtement blanc - la remise du cierge allumé. Tous sont parlants ou du moins peuvent devenir parlants, à condition que chacun ait appris un peu le « langage des signes ».

L'entrée dans l'église

Le mot "église" a une double signification : il signifie à la fois le contenant et le contenu, selon la manière dont on l'écrit. Quand je lis "église", je pense à un bâtiment, à un édifice religieux. Par contre, quand je lis "Église", (avec un E majuscule) je sais qu'il s'agit de l'ensemble des chrétiens qui se reconnaissent disciples de Jésus Christ, dans la même communion de foi chrétienne.

Le signe de la croix

Par le baptême, on n'entre pas dans n'importe quel groupe, dans n'importe quelle Église. On entre dans l'Église de Jésus Christ. C'est ce que veut dire le signe de la croix que le prêtre ou le diacre, tout d’abord, trace sur le nouveau baptisé. Signe de la croix : signe de reconnaissance des chrétiens entre eux.

L'imposition des mains

Le prêtre va poser sa main sur la tête du baptisé. En même temps, il prie pour lui. Il demande à Dieu de le protéger de tout mal : du mal qui pourrait lui arriver, et du mal qu'il pourrait faire. Ce geste évoque le geste courant du papa qui met sa main sur la tête de son fils ou de sa fille, comme pour dire : Attention, c'est mon enfant. Que personne ne lui fasse du mal. Je suis là pour le protéger.

Le signe de l'eau

"A moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.", annonce Jésus à Nicodème.

C'est là, dans l'eau du baptême que le péché, qui est cause de mort, est noyé comme sous les eaux du déluge, comme sous les eaux de la mer Rouge. C'est là que jaillit la vraie vie, la vie éternelle, la vie dont vit Dieu, celle que nous communique son souffle, son Esprit. Baptême = passage de la mort à la vie.

Un vêtement blanc

Commençons par détruire une "idée reçue" : le blanc ne signifie pas la pureté, mais, dans toute la pensée biblique, l'amitié, l'intimité avec Dieu. Eh oui, le nouveau baptisé devient, par son baptême, un intime du Dieu de Jésus Christ.

L'onction avec le saint chrême

Ce signe que fait le prêtre en marquant le front du nouveau baptisé avec le Saint Chrême, peut devenir parlant, si nous prenons le temps d'y réfléchir. D'abord, il s'agit d'huile, et vous le savez bien, il est difficile d'effacer une tache d'huile. Le nouveau baptisé est marqué sur le front d'une marque ineffaçable : il est pour toujours marqué comme d'un sceau, le cachet qui authentifie sa dignité de chrétien.

La remise du cierge allumé

Un cierge est allumé au cierge pascal, puis remis au nouveau baptisé.

Jésus a dit : "Je suis la lumière du monde". Le Ressuscité du matin de Pâques illumine le monde de la clarté son témoignage. Et puis, Jésus, s'adressant aux disciples, dès le début de son ministère, leur a dit : "Vous êtes la lumière du monde". C'est pourquoi on remet ce cierge, allumé au cierge pascal, au nouveau baptisé.